Le Fer
Au niveau de l’intestin grêle, le fer passe dans le sang où il est incorporé à diverses protéines. Il est pris en charge tout d’abord par la transferrine. Environ deux tiers de ce fer est ensuite incorporé des globules rouges. Le reste du fer est mis en réserve dans deux autres protéines, la ferritine et l’hémosidérine qui se trouvent surtout dans le foie, la rate et la moelle osseuse.
Grâce à la présence du fer, l’hémoglobine peut capter l’oxygène au niveau des poumons et le relâcher dans les autres organes. C’est là le rôle primordial de cet élément.
Le fer est éliminé à raison de 1-2 mg par jour, avant tout par desquamation des cellules (peau, muqueuse intestinale) et chez la femme lors des règles. L’organisme tend à maintenir la quantité de fer dans des limites assez étroites en puisant dans les réserves. Des perturbations, même minimes, peuvent conduire à une carence importante en fer. Ces perturbations peuvent être une absorption diminuée au niveau de l’intestin, une augmentation des pertes (par hémorragies) ou encore des besoins accrus en cas de grossesse. Si la carence n’est pas compensée par un apport alimentaire suffisant et que les pertes excèdent les apports, il s’installe une anémie. Il est alors important d’estimer aussi les réserves en fer en dosant la ferritine.
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A l’inverse, il existe des situations où le fer s’accumule dans divers organes, entraînant à la longue une maladie connue sous le nom d’hémochromatose. Cette affection a un caractère héréditaire et se rencontre dans 2% de la population. |
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Lorsque le médecin soupçonne une perte, ou au contraire un accumulation pathologique de fer, il devra en connaître le taux sanguin, ainsi que l’état des réserves.
Le fer se dose par une technique spectrophotométrique courante en laboratoire et le résultat est disponible le jour même du prélèvement.
Valeurs usuelles du fer :
- homme: de 11.0 – 28.0 mmol/l
- femme: 7.0 –26.0 mmol/l